Le théâtre francoprovençal en Vallée d’Aoste : ses racines et son actualité

Foto di Alexis Bétemps - 2008 foto Claudine Remacle.
Alexis Bétemps – 2008
Nous n’avons pas de renseignements précis sur l’activité théâtrale en Vallée d’Aoste pendant le Moyen-âge. Nous savons cependant qu’aux XVe et XVIe siècles le goût pour les représentations sacrées prit pied en Vallée d’Aoste comme dans toute l’aire galloromane et toucha son apogée au XVIIe siècle. Le seul texte connu, retrouvé en Vallée d’Aoste, qui peut être considéré comme un fragment de pièce théâtrale, est un débat en français entre Satan, Gabriel, le Peuple, Jésus et la Sainte Vierge. Il remonte au XVe siècle. Il a été transcrit d’un cahier de Jean de Saint-Pierre et de son neveu Louis, tous deux chanoines de la cathédrale d’Aoste. Toujours de la mémé époque, on a Le mystère de saint Bernard de Menthon, en langue française mais avec un certain nombre de paroles francoprovençales, attribué à un auteur valdôtain. Continua la lettura di Le théâtre francoprovençal en Vallée d’Aoste : ses racines et son actualité

Contes et Légendes de Saint-Christophe

L’un des moments les plus importants de socialisation était la veillée quand, autour d’une famille, se réunissaient des amis et des voisins pour passer ensemble la soirée. Les veillées avaient lieu en hiver, après la Toussaint, quand le rythme du travail se relâchait et que l’on pouvait prendre un peu de temps pour vivre. Elles se déroulaient à l’étable où la famille passait l’hiver et jouissait de la chaleur animale, gratuite et réconfortante, à la faible lumière d’une lampe à huile, puis à pétrole, l’ «itchilin-a » [1]. On se retrouvait après le souper et on ne restait jamais trop tard[2] : le lendemain il y avait quand même du travail ! Toute la famille, grands, petits ou personnes âgées, participait à la veillée. Les hôtes, pas nécessairement formellement invités, choisissaient les étables, selon leurs préférences, à cause de liens de parenté, d’amitié ou, tout simplement de voisinage. Ils frappaient à la porte ou à la fenêtre en disant ; « Tchica de veillà ? »[3]. Il était rare qu’on n’ouvre pas la porte. Continua la lettura di Contes et Légendes de Saint-Christophe